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Communiqué de presse

Quelles sont les idées reçues sur l’agneau de Pâques?
 

Dans l’imaginaire collectif, on a souvent tendance à croire que l’agneau dit « de Pâques » est un nouveau-né ou qu’il s’agit des jeunes agneaux que l’on voit gambader en prairie à la même époque. A quelques jours des festivités pascales, la Cellule d’Information Agriculture apporte des éclaircissements quant aux modes d’élevage et de production en Wallonie.

Croire que la viande d'agneau provient de nouveau-né est une erreur commune.

La viande d'agneau qui se retrouve traditionnellement sur notre marché à Pâques, provient en fait d'animaux de 3-4 mois élevés en bergerie. La météo hivernale permet difficilement d’élever de jeunes agneaux à l'herbe. A 3-4 mois, l’agneau pèse déjà près de 40 kg, soit presque la moitié de son poids adulte. En effet une brebis (femelle) adulte pèse de 70 à 90 kg.  Les professionnels (bouchers et éleveurs) utilisent le terme technique "agneau" pour un animal qui couvre la période de 0 à 12 mois même si l'agneau/agnelle (femelle) est déjà mature sexuellement, c'est-à-dire prêt à se reproduire, à partir de 6-7 mois. Lorsque nous mangeons le traditionnel agneau de Pâques, nous ne consommons donc pas un agneau « bébé » au contraire de ce que fait croire l’appellation technique utilisée par les professionnels.
L’agneau dit « nouveau-né » est âgé d’une dizaine de jours et a déjà pris + de 2 kilos par rapport à son poids de naissance.
S'imaginer que les jeunes agneaux dans les prairies se retrouvent dans nos assiettes est une deuxième croyance erronée

Les très jeunes agneaux que l'on voit en prairies au printemps par dizaines sont en fait des agneaux d'herbage. Ces très jeunes agneaux seront élevés à l'herbe et seront typiquement présents de septembre à décembre dans les étals des bouchers.

Contrairement à ce que l'on voit souvent circuler, la production d’agneau de lait en Wallonie est anecdotique (çàd, un agneau exclusivement nourri de lait, ou appelé techniquement un agneau léger). Les agneaux sont généralement sevrés de leur mère vers 3 à 4 mois. A partir de 1,5 à 2 mois, si l’alimentation de l’agneau contient encore du lait, elle contient aussi de plus en plus d’autres aliments : herbe, foin, céréales, etc. Dans les méthodes de production de viande d'agneau en Wallonie, les animaux ne sont pas abattus avant la période de diversification alimentaire. Les agneaux de lait présents en boucherie ou au restaurant sont donc presque exclusivement importés.
Cycle de développement de l'agneau de bergerie


D'autres idées reçues


Croire que la viande d'agneau est une viande grasse

En tant que viande rouge, l’agneau a souvent mauvaise presse dans les régimes hypocholestérolémiant. Lorsque l’on souhaite limiter sa consommation en lipides, les diététiciens préconisent de privilégier des morceaux de viande sans gras visible, çàd ceux ceux qui ne sont ni lardés, ni persillés, ou ceux dont les parties grasses peuvent être facilement enlevées.  Concrètement, 100 g de côtes d’agneau couvrent 14 % des besoins quotidiens d’un homme adulte en fer, 22 % de ses besoins en zinc, 13 % de ses besoins en sélénium, 48 % de ses besoins en vitamine B3 et 67 % de ses besoins en vitamine B12. Le morceau le plus maigre, le gigot présente seulement 5,1 g de lipides pour 100g de viande (environ la même chose que l’aloyau de bœuf).

Penser qu’en mangeant de l’agneau à Pâques, il s’agit de production locale 

Bien que la production ovine se développe en Wallonie, la Belgique reste le pays de  l’Union Européenne le moins  auto-suffisant en viande ovine. Environ 23.000 tonnes  de  viande  d’agneau  «  équivalent carcasse  »  sont  importées  annuellement  en Belgique pour notre consommation. La viande d’agneau consommée en Belgique est importée pour près de 85% et provient majoritairement de Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. Pourtant, dans un contexte où le consommer local s’amplifie, 41% des wallons et bruxellois interrogés (2012 CRIOC) pensent que la viande d'agneau qu'ils achètent est d'origine locale.
La consommation moyenne en Belgique est estimée à 1,1 kg/an/personne, soit 1,5 % de la consommation totale en viandes. Cette consommation est en nette régression dans le courant des 10 dernières années (moins 42 %). La consommation de viande ovine reste plus occasionnelle que pour les autres viandes (en moyenne 4,6  fois  par an).
Plus d'infos : Téléchargez le dossier technique

A propos de la filière ovine wallonne

  • en Wallonie 484 élevages professionnels, çàd avec un cheptel de minimum 30 brebis
  • en moyenne, 91 brebis par troupeau
  • entre 2010 et 2018 : +50% du nombre d’éleveurs professionnels
  • entre 2010 et 2018 : +70% du nombre de brebis
  • Pour faire de la spéculation ovine l’atelier principal d’une exploitation agricole occupant un éleveur à temps plein, il faut compter aux alentours des 400 à 500 brebis

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A propos

Née de la fusion entre les Cellules d’Information Lait et Viandes, la Cellule d’Information Agriculture s’étend aujourd’hui aux questions sur les productions bio et végétales.

Au travers de CELAGRI, ce sont d’une part des descriptions objectives des pratiques du métier par les points de vue des noyaux de scientifiques, et d’autre part, le ressenti et la transmission du savoir-faire des agriculteurs eux-mêmes sur leur métier, dans une communication proactive.

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